PS Indre et Loire, elue socialiste Saint Pierre des Corps, laicite egalite
PS Indre et Loire, elue socialiste Saint Pierre des Corps, laicite egalite
La petite goutte d'eau - Le blog de Jean-Marc Pichon
La petite goutte d'eau - Le blog de Jean-Marc Pichon

La Métropole, une ambition à notre échelle

 

3 mai 2016

La Métropole est un ambition à notre échelle, celle de nos quotidiens et celle de notre avenir.

 

Nous en faisons le constat chaque jour, nos vies ne se déploient plus dans les seules limites de notre commune. Je réside à Saint-Pierre mais je travaille souvent dans d’autres villes de l’agglomération voir au delà, et pour beaucoup d’entre nous pour qui l’emploi fait défaut ils le cherchent au-delà des limites de Saint-Pierre... Il en est de même pour la santé, la culture, le sport, les loisirs...nous vivons dans un périmètre élargi et de plus en plus cohérent.

 

C’est sans doute ce qui a pour une part guidé l’action de ceux qui, autour de Jean Germain, ont créé Tours Plus. Longtemps notre communauté d’agglomération a poursuivi sa croissance, apportant au fil des ans toujours plus de services aux habitants et de dynamisme économique.

 

Aujourd'hui vous nous proposez de franchir une nouvelle étape , la possible transformation de Tours plus en métropole au 1er janvier 2017. Je devrais plutôt dire que vous nous invitez à en mettre en place le corps , la structure d’une intercommunalité renforcée. Mais où porter notre regard, vers quel horizon marcher ? Certes valoriser  ce qui fait le rayonnement de Tours+ TGV, CHU, Université pour acter notre rôle de centralité est une bonne chose. Nous positionner  en partenaires de premier rang de la Région et de l’Etat est une prise de position pour l’avenir. Reste à dire ce que nous voulons que soit cet avenir , reste à insuffler à ce corps ce qui ferait que les citoyens pour qui nous travaillons puisse y voir un horizon commun.

 

Il faut bien dire que dans nombre de territoires la mue des intercommunalités a surtout été l’objet d’un débat , certes intéressant  , mais circonscrits aux  élus et aux cadres territoriaux. Au moment où les institutions  manquent  de sens pour beaucoup de nos concitoyens limiter ces échanges à ce cadre serait courir le risque de distendre encore un peu plus un lien déjà passablement usé entre les institutions et les citoyens. Plus que d’une opération de communication c’est d’un dialogue exigeant avec les citoyens dont nous avons besoin pour qu’un  véritable projet commun puisse naître. 

 

La famille politique à laquelle j’appartiens a toujours marqué en acte son attachement à la décentralisation . C’est la raison pour laquelle j’apporte mon vote à la délibération que vous présentez car elle est un pas vers un possible renouvellement de notre projet commun.

Grandir pour que chacun puisse profiter du dynamisme créé est un projet fondé. L’ambition affichée est à portée de nos potentialités.L’affichage qui est fait ce soir de cette ambition nous oblige à la réussite, la vraie c'est-à-dire celle qui profite à tous.

 

 

 

 

15 septembre 2015

Dotations : le chemin est ouvert

 

Ce que l’état verse aux communes pour construire leurs budgets est depuis des mois sur la sellette. Notre pays est confronté à la réalité d’une dette toujours plus considérable et d’un budget national qui dépense plus qu’il ne fait de recettes. Persister dans cette voie ne peut que nous mener à la situation catastrophique que vivent plusieurs pays de l’Union Européenne. Le gouvernement mène cet effort de redressement qui lui donnera de nouvelles marges de manœuvre et les collectivités participent pour 11 milliards à cet effort.  Rappelons que certains à droite envisagent, s’ils devaient retourner aux responsabilités de porter cette coupe à hauteur de 150 milliards. Chacun peut mesurer la différence.

 

Les choix sont parfois difficiles à faire pour faire face à cette décision. L’effort pour ajuster notre gestion peut-être déstabilisant bien qu’indispensable. Les associations de villes et d’élus ont, à juste titre, adressé au gouvernement un appel à l’ajustement des baisses de financement et à une réforme de la dotation globale de fonctionnement, contribution de l’état aux dépenses des communes. Le gouvernement a entendu ce message et nous fait des propositions.

 

La réforme de la DGF sera incluse dans le Projet de Loi de Finance pour 2016, feuille de route pour le prochain budget de l’Etat. Marylise Lebranchu l’a affirmé sur France Inter : toutes les communes ne connaissent pas les mêmes difficultés et les nouvelles dispositions doivent en tenir compte. On connait les difficultés qui sont celles de notre population. Les élus de notre groupe sont attachés à ce que des réponses adaptées nous soient faites.

 

Le premier ministre Manuel Valls, devant les élus socialistes et républicains a annoncé la création d’un fond d’un milliard consacré aux investissements des collectivités. Par ailleurs il a évoqué la possibilité de mettre en place des actions spécifiques en directions des villes petites et moyenne. Là aussi nous serons attentifs à ce nous saisissions ces opportunités.

 

Ces évolutions dans les positions de l’Etat sont un premier pas encourageant. Voilà pourquoi nous ne nous sommes pas associés à la journée d’action de l’Association des Maires de France. Beaucoup reste à faire mais il ne faut pas négliger ces avancées. Les élus de notre groupe ont choisi de suivre le chemin ouvert pour un avenir rénové des collectivités territoriales.

8 septembre 2015

Accueillir aussi à Saint-Pierre

 

La situation des réfugiés qui se pressent en Europe est exceptionnelle, comparable à ce que notre pays a vécu durant l’exode. L’urgence est là, sous nos yeux, et nous ne devons pas attendre que tombent du haut un dispositif qu’il nous  suffirait de mettre en œuvre. Au-delà des clivages notre ville doit s’engager à prendre part à l’effort de solidarité qui se met en place.

 

 Saint-Pierre est déjà, comme le souligne Marie-France Beaufils, très engagée dans la solidarité. Au nom de cela devrions-nous ne pas prendre part à cet élan de Fraternité  ? Je ne le pense pas : nous devons nous engager dans le cadre d’un effort coordonné et équilibré à l’échelle de l’agglomération.

 

L’Union Européenne est mobilisée et est en train de dégager les financements indispensables.  A l’état de répartir cette contribution et de prendre sa part, notamment dans la mise à disposition de moyens adaptés dans les écoles de nos communes.

 

Nous ne pouvons pas rester en position d’attente. Le maire de La Riche, Wilfried Schwartz, emprunte le chemin que tout Républicain se doit d’emprunter. Emboitons lui le pas.

7 septembre 2015

 

Tram à Saint Pierre : une voie trop discrète ?

 

La lecture de la NR du 6 septembre peut surprendre les corpopétrussiens. Jacques Benzakoun y évoque le projet de relance des navettes ferroviaires entre Tours et Saint-Pierre porté par la CFDT lors d’un rendez-vous avec des élus de  Tours Plus. Deux choses sont surprenantes dans cet article.

 

Tout d’abord aucun élu de Saint Pierre ne semble avoir été associé à cette démarche. S’agissant d’un projet aussi important pour notre ville cela est surprenant.

 

Ensuite on peut craindre, si on devait s’en tenir là, que soit occultée la question du désenclavement de la Rabaterie. Mettre en projet de transport en commun en site propre (Tram ou bus à haut niveau de service) ne concerne pas que le désengorgement  automobile de Saint-Pierre et une liaison fiabilisée pour les voyageurs. Le désenclavement permettra aux habitants de nos quartiers de mieux accéder à l’ensemble de l’agglomération et, on l’espère à l’emploi.

Cette question ne peut se trancher en aparté. L’ensemble de notre population est concernée, elle doit être associée à ce débat déterminant pour l’avenir.

 

28 août 2015

Emblèmes

 

L’université d’été de La Rochelle est, pour les socialistes, la première respiration de l’année politique qui s’ouvre. Elle sera riche des questions posées dans ses ateliers, dense de ses débats, diverse comme le sont les socialistes. Mais la plupart des médias n’en montreront que les fractures, toujours plus croustillantes que le labeur militant.

 

On se leurrera à crier haro sur les seuls bateleurs de l’information. Mais nous avons aussi notre part de responsabilité tant nous cultivons les faux-semblants et les postures. A Marennes, à Jouy-en- Josas et ailleurs les emblèmes sont déployés. La gauche traditionaliste psalmodie ses vérités dont on ne saurait sortir que par la trahison. La gauche réformatrice lui répond en bousculant nos repères communs, ceux qui font que nous sommes une famille politique.

 

Je suis certain qu’aucun des responsable qui agitent ces étendards ne sont dupes. Les anciens, faute de plan B et après les désillusions grecques peinent à proposer un horizon. Les modernes ne doivent pas oublier que pour être suivis ils ne doivent pas négliger de poser les repères qui entraineront l’adhésion du plus grand nombre.

 

Je n’ai pas cessé et ne cesse pas de soutenir les orientations de François Hollande. La société française a besoin de réformes profondes. La droite a toujours refusé de les faire et continuera, si elle devait revenir aux responsabilités, à faire preuve de stérilité politique. La gauche traditionaliste reculera  toujours devant la réforme tant elle a peur d’y dissoudre ses illusions.

 

Le gouvernement agit, prend des décisions courageuses tout en défendant les repères qui font ce qu’est notre pays. Il a besoin de notre soutien pour continuer à agir, de notre action pour défendre ces choix, de notre détermination  pour passer ce cap difficile.

 

  

Les dotations vous dis-je !

 

La baisse des dotations est le refrain pour ne pas dire la rengaine  de nos débats budgétaires. Nous avons sans conteste besoin d’une réforme sur ce sujet et elle est engagée. Simplifier et rendre plus équitable sa répartition sont les maitres mots qui marque ce travail dont le regretté Jean Germain était l’un des porteurs. Un rapport sera bientôt remis à Manuel Valls et les premières mesures seront engagées pour le début 2016. Mais devons-nous nous arrêter aux seules dotations pour examiner nos difficultés ?

 

La préparation de ce budget a été marquée par des efforts importants sur nos dépenses de fonctionnement. Par exemple la passation de nouveaux marchés alimentaire s’est conclue par une dépense constante alors que le nombre de convives va continuer à croitre. Un travail a été engagé sur le gaspillage alimentaire. Un bilan en  sera dressé au moins de juin mais d’ors et déjà  les résultats enregistrés permettent des économies significatives. Ce travail systématique, prospectif nous semble être emblématique de ce qui nous reste à faire. Pour nous il n’est pas question de baisser le niveau du service mais de travailler à sa meilleure adaptation aux exigences de ce jour.

 

Ce travail engagé sur les dépenses de fonctionnement nous le pensions nécessaire depuis longtemps, non seulement parce que la trajectoire des baisses de dotations le réclamait mais aussi parce que le regard sur la pertinence et l’efficience du service rendu doit être une préoccupation constante.

 

Même si l’attente est grande quant à la réforme des dotations on ne peut pas compter que sur elle. Nous devons mener un travail en profondeur sur les attentes des corpopétrussiens, sur les services que nous leur  rendons, sur le niveau auquel nous les rendons, sur leur priorisation, sur l’adaptation des moyens humains et matériels que nous leur consacrons. Quels est le bilan réel de notre centre de santé ? Ne vaudrait-il pas mieux envisager les choses à l’échelon de Tours Plus ? Pourquoi ne pas nous engager avec plus de volonté dans les mutualisations ? Beaucoup d’autres questions restent en suspens et tardent à trouver des réponses.

 

Dès le lendemain du vote du budget 2015 il faut s’engager dans la préparation du budget 2016. Pour cela il nous faudra, avec sincérité et dans un esprit constructif, entamer un travail de fond sur les choix de notre politique communale. Dans notre groupe l’attente est grande. Elle se teinte d’une impatience née du sentiment que les élus avait porté depuis longtemps le souhait que se mène un travail de fond et de longue haleine sur notre fonctionnement.

 

Pour que ce travail soit mené à bien nous attendons que la préparation de l’exercice 2016 se fasse en prenant pleinement en compte nos contributions. C’est une des conditions indispensable pour que reste ouvert à Saint Pierre un espace ou la gauche travaille ensemble. Nous souhaitons que la majorité en place renouvelle ses pratiques et que nos propositions soient entendues sans à priori.

 

Contre le poison, contre la haine : marchons !

 

Les actes inhumains de ces derniers jours n’en finissent pas d’instiller le mal dans le  corps de notre République. Les assassins de Charlie et de l’Hyper Casher nous ont inoculé une dose massive de venin dont les symptômes commencent à se manifester.

 

Ce matin sur les réseaux sociaux les petits fractures se font jour : tous les marcheurs sont-ils sincères ? Avons-nous échoué dans notre devoir d’éducateur ? Telle personne a-t-elle le droit d’exprimer sa douleur ? Ne faisons-nous pas notre choix parmi les victimes ?

 

Nourrir ces failles entre nous serait poursuivre l’œuvre de la terreur. Les ennemis de notre République nous décrivent comme un pays à genoux, divisé, ne croyant plus en ses valeurs, incapable de se donner un destin. Nous devons dès cet après-midi leur opposer un démenti puissant.

 

Il faut déjouer le piège tendu par les terroristes. Nos différences ne doivent pas nourrir les ressentiments, elles doivent construire le projet républicain. C’est à chacun d’entre nous de repousser ses peurs, de voir en l’autre un peu de soi-même et de décider de vivre ensemble cette humanité.

 

Marchons ! Pour dire que la Liberté ne cèdera pas devant le fanatisme.

 

Marchons ! Pour dire que l’Egalité doit être l’horizon de chaque Républicain.

 

Marchons ! Pour dire que, plus que jamais, la Fraternité est au cœur de la République.

 

A Tours nous marcherons ensemble à partir de 15 h, place de la Liberté.

 

 

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Saint Pierre: les dotations? Pas seulement.

 

 

 

La réduction constante des dotations de l’état atteint pour notre commune  un niveau critique. Cette contribution à l’effort nécessaire de redressement des comptes publics atteint ses limites. Il faut trouver d’autres voies pour permettre aux collectivités de remplir leurs missions.

 

Une réforme de la dotation globale de fonctionnement pointe à l’horizon 2016. Elle devra prendre en compte le niveau de revenu des habitants des communes. Une population touchée profondément par la crise comme celle de Saint Pierre à encore plus besoins de services publics que celle d’une ville aux revenus plus confortables. Une ville comme la nôtre ne peut compter sur un rendement de l’impôt aussi  une pression fiscale accrue est difficilement envisageable tant les difficultés de ses habitants sont grandes. La répartition des concours de l’état ne peut être uniforme, elle doit tenir compte du revenu des habitants. La réforme de la DGF doit prendre en compte ce paramètre.

 

Les élus socialistes et républicains de saint Pierre des Corps soulignent que d’autres actions doivent être envisagées avant le recours à une hausse des impôts. Nous devons optimiser les moyens que nous déployons, interroger en profondeur notre fonctionnement, ne pas être timides devant les nouveaux outils de mutualisations mis en place par Tours+. C’est pour notre groupe une étape indispensable. Fort de ces outils et de dotations à la hauteur de nos besoins nous trouverons le chemin d’une gestion municipale rénovée au service des habitants de notre ville.

Comme le montre la pérennisation du fond de soutien aux rythmes scolaires, l’action des associations comme l’AMF (Association des Maires de France) ou l’APVF (Association des Petites Villes de France) dont Saint Pierre des Corps est membre est décisive. La pluralité des familles politiques qui y sont représentées crédibilise leurs demandes, c’est ce levier puissant que nous devons utiliser pour sortir les collectivités d’une situation périlleuse.

 

Des rythmes et des bas ?

 

Demain 12 juillet sur « Radio Béton » vous pourrez écouter sur les rythmes scolaires dans l’émission « des ô et Débats » un débat. On y annonce Emmanuel Denis  (conseiller municipal – Europe Ecologie -Les Verts), une représentante de la coordination des écoles et Martine Belnoue, 1ere adjointe à Saint Pierre des Corps. Cette dernière est invitée pour nous dit le blog de l’émission « pour comprendre la récente décision de finalement mettre en place la réforme à Saint Pierre des Corps ».

En lisant cela on pourrait penser qu’elle va exprimer la position municipale, donc en principe celle élaborée par la majorité. Ce ne sera pas le cas puisque la  participation à cette émission n’a fait l’objet d’aucune élaboration commune et que les 11 élus socialistes en ont eu connaissance par hasard. Ce sera, ce qui est parfaitement respectable, l’expression de Martine Belnoue, sans doute partagée par les élus communistes. Mais les positions avancées ne seront pas celles de la majorité municipale. Noter vote a été commun sur l’attribution du marché des TAP pour la rentrée. Mais avant cela les débats ont été parfois vifs au sein de notre majorité. Nous pensons que nous ne pouvions faire croire à la possibilité de nous dérober à nos obligations légales. Des élus ne peuvent faire croire à tous que l’on peut ne pas respecter la loi. C’est une des bases de la démocratie.

Balayons rapidement quelques points de l’application de la réforme à Saint Pierre.

On a pu lire que les horaires ont été imposés par le DASEN. Il les a fixés par arrêté sur la base de nos propositions présentées dans le pré projet éducatif de territoire élaboré par la ville de Saint Pierre. Il nous a bien précisé qu’il pouvait prendre un nouvel arrêté sur la base de nouvelles propositions avant la mi-juillet. Il est là dans son rôle, il nous notifie l’obligation légale de modifier les horaires, mais il faut le répéter sur la base de nos propositions. Le dialogue avec les services de l’éducation nationale a été constant depuis l’automne 2012. Devant nos difficultés le directeur académique, de façon tout à fait exceptionnelle, nous a proposé de mettre en place dans les écoles de notre ville de 6 à 12 Emplois d’Avenir Professeur sur les Temps d’Activité Périscolaire. De plus il nous a proposé de prendre en charge en charge le paiement des heures d’études assurées par des enseignants. Il nous montre là la volonté de l’Etat de permettre à notre projet de vivre.

Sur la part qui nous revient à savoir les Temps d’Activité Périscolaires, nous avons conçu au bout d’une large concertation et après une consultation à la participation remarquable, un projet équilibré. Il fait la distinction entre les élèves de maternelle et ceux du primaire. Nous en confions l’exécution à un partenaire au savoir-faire reconnu. Il aura pour mission de déployer des activités n’entrant pas en concurrence avec les temps pédagogiques et ménageant aux enfants des temps calmes lui permettant de retourner au métier d’élève dans les meilleures dispositions possibles.

Modifier la journée et la semaine de l’élève est un premier pas du travail sur les rythmes de l’enfant est un premier pas. Le respect de l’alternance des 7 semaines de classe et de deux semaines de vacances est à refonder, le rééquilibrage général de l’année scolaire sera sans doute un chantier délicat pour celle ou celui qui prendra la responsabilité de l’ouvrir.

L’année scolaire 2014-2015 sera l’année du déploiement de la réforme sur l’ensemble du territoire. 69 % des français, tout en pointant les difficultés d’application, y sont favorables. L’année qui vient sera celle de l’évaluation des dispositifs, en qualité comme en dépense. Nous aurons à faire ici ce travail d’évaluation du dispositif, sur le fonctionnement, sur le suivi des couts, en y associant largement les élus de tout bord et les acteurs éducatifs. C’est dans la transparence que nous ferons vivre durablement cette réforme.

Sur la responsabilité financière et humaine la discussion doit rester ouverte. Nous avons bien noté les axes de travail que se donne Benoit Hamon pour mieux prendre en compte nos spécificités et nous soutenons pleinement son action. Sur la question des finances locales nous souhaitons rencontrer le ministre du budget. Mais s’il est nécessaire de demander à l’Etat de jouer pleinement son rôle dans la correction des inégalités entre les territoires, je ne pense pas que le repli centraliste soit la garantie d’un rééquilibrage efficace. De plus notre exigence vis-à-vis de l’état ne doit pas nous dispenser d’un regard  lucide sur notre gestion.

Le travail sur les rythmes est un élément de la refondation de l’école. Mais il ne suffira pas pour changer la route de notre système éducatif. Parmi les nombreux fronts ouverts et à ouvrir  citons celui de la priorité donné à la scolarité des plus jeunes. Le travail s’engage chez nous comme ailleurs avec la volonté de déployer des efforts au-delà d’une simple année scolaire. La revitalisation de l’éducation prioritaire s’engage, nous serons actifs et attentifs quant à son déploiement sur notre commune. Le travail sur les RASED se poursuit et devrait permettre d’inverser la tendance après les années de rabotage du précèdent mandat présidentiel. Le 8 avril Benoit Hamon déclarait : « Les contraintes budgétaires existent, mais la priorité à l’éducation demeure »

Le chantier de l’école est ouvert. Il sera long, compliqué, difficile. Il demandera des efforts financiers. Mais ce ne sera pas les seuls à fournir, il faudra aussi pour que l’école  joue son rôle vaincre tous les conservatismes. Cela nécessitera aussi des efforts considérables.

 

Pourquoi  j’ai voté blanc pour la présidence de Tours+

 

Je n’ai pas pour habitude de pratiquer le vote épidermique. Celui de samedi dernier n’est pas une vaine réaction de dépit après une sévère défaite que nous devons assumer. Une de ses conséquences est bien que la présidence de l’agglomération soit de la responsabilité d’un maire de droite.

 

Une de nos obligations d’élu est de justifier publiquement nos votes. Nous avons été désigné au suffrage universel, c’est maintenant le cas pour l’agglomération, nous nous devons de rendre compte des choix que nous faisons. C’est le sens de cette note.

 

J’attendais de la part du candidat à la présidence, sinon un long discours de politique générale, au  moins quelques affirmations sur les principes qui fondent son action. Allons-nous continuer à nous inscrire dans les orientations du Plan de Déplacement Urbain ? Allons-nous continuer avec le Plan Local d’ Habitat à mettre en œuvre une politique ambitieuse en faveur du logement social ? Les maires de gauche auront-il la responsabilité de vice-présidences en pleine responsabilité de certains aspects  de la politique communautaire ?

 

L’absence de toute déclaration dans ce sens a entrainé  de ma part un vote blanc. Je ne souhaitais pas signer un chèque en blanc.

 

A l’issue des différents votes le nouveau président a affirmé sa volonté de faire du conseil communautaire un lieu de consensus. Cela se construit et cela ne peut se faire qu’avec la pleine association de l’ensemble des conseillers communautaires. Il faut également que notre conseil ne soit pas une simple chambre d’enregistrement mais un lieu du débat démocratique. C’est comme cela que les projets communs pourront se construire.

 

 

Orientations budgétaires à Saint Pierre : agir et non subir

 

Ce débat d’orientation budgétaire porte en lui  l’exigence d’un regard sans fard sur les conditions de la préparation de notre budget mais également sur nous même. Il mobilise  à la fois la morale qui mène notre engagement et aussi  un regard exigeant sur nos gestions. La conjugaison des deux doit nous pousser à une action lucide pour retrouver des leviers efficaces pour l’action publique. Comme l’écrivait certains de nos députés il est bien question d’ « agir et non de subir ».

Entendons-nous bien sur l’état d’esprit qui est le notre. Il n’est pas question de minimiser les difficultés engendrées par les modalités d’application de l’effort de redressement entrepris par notre gouvernement. Nous avons également la conviction  qu’il nous faut aller plus loin que les habitudes et les certitudes. Il ne peut être question d’amputations aveugles mais bien d’ « économies efficaces » pour citer les mêmes. Nous ne sommes pas des censeurs ni d’aveugles chasseurs de ratios. Notre objectif principal est bien de rendre aux habitants le meilleur service possible en nous assurant de son adéquation aux besoins et de l’optimisation des moyens qui lui sont consacrés.

La réduction des dotations de l’état  trouve sa justification dans l’effort de réduction de la dette publique. Quoi que l’on en pense elle est une réalité  pour les années à venir. En 2014 le bloc communal de la DGF (commune + EPCI) assumera 56%  de la baisse soit 840 millions, l’enveloppe totale de la DGF étant de 23,9 milliards d’€. Une fois faite la répartition avec les EPCI  c’est 588 Millions pour les communes. La répartition de l’effort  n’est pas uniforme puisque calculée au prorata des recettes réelles de fonctionnement. Il faut  noter que seront déduites, à compter du budget de 2015, de ces Recettes Réelles de Fonctionnement  les dépenses pour les personnels mutualisés. La mise en place des schémas de mutualisation sera donc capitale pour limiter cette baisse de nos ressources. La prise en compte des dépenses de mutualisation dans leur montant doit nous aider à contenir la baisse de la DGF. En plus de cela, des éléments d’une solidarité renforcée en direction des communes  les plus fragilisées sont nécessaires pour nous permettre de reconstituer une base budgétaire plus solide.

Nous voulons agir dans ce sens au travers d’un dialogue efficace entre les associations de communes, les regroupements d’élus et l’état. L’Association des Petites Villes de France, dont nous sommes membre, est le vecteur qui nous semble le plus efficace. Par la diversité des familles politiques de ses membres, par sa connaissance des communes de notre strate elle est un interlocuteur pertinent dans l’indispensable dialogue avec l’état.

La dotation de solidarité urbaine (DSU) a pour objet, selon le code général des collectivités territoriales, de «contribuer à l'amélioration des conditions de vie dans les communes urbaines confrontées à une insuffisance de ressource et supportant des charges élevées. Sa progression sur notre commune est légère mais bien réelle. A noter que son financement est abondé nationalement  à hauteur 60 Millions par des fonds  venant de la péréquation.

 

Les compensations illustrent à mon sens la nécessité de reformer notre fiscalité. Les pertes de recettes sont compensées par l’état, entrainant la mise en place de mécanismes compliqués accentuant  souvent les pertes de ressources des collectivités. La lisibilité  de la fiscalité et des budgets en devient encore plus obscure pour la grande majorité des citoyens. La clarté en ce domaine rendra la contribution de tous à l’effort public plus librement acceptée.

L’impôt est un des outils de la solidarité. Comme le note notre rapport, dans notre commune ce levier est faible. Les tableaux comparatifs qui nous sont fournis montrent qu’en ce domaine les territoires ne sont pas égaux. La nécessaire remise à plat de la fiscalité locale doit apporter les correctifs nécessaires pour que la solidarité s’exerce de façon pleine et entière.

La dotation de solidarité communautaire est en progression. Mais nous devons argumenter auprès des communes partenaires de Tours+ pour que les évolutions enregistrées depuis 2000 soient prises en compte. Je veux souligner que la nouvelle configuration du conseil communautaire ne doit pas aboutir à la remise en cause des politiques mises en place en matière d’aménagement, de logement et de transport. Le nouveau président doit l’affirmer de façon claire et argumentée. L’absence de déclaration d’intention politique allant dans ce sens avant son élection de samedi a entrainé de ma part un vote blanc, en dépit des pressions exercées sur les maires de gauche.

Les dépenses de fonctionnement  tiennent une place prépondérante dans notre budget. Elles doivent donc  faire l’objet d’un soin attentif. Les comparaisons fournies dans notre document de travail montrent bien que dans toute collectivité qui a le souci du service public la part des personnels est importante. Ils sont les porteurs de nos décisions au service de la population. Notre groupe a toujours dit que le maintien d’un bon niveau de service à la population passe par une politique de ressources humaines. La gestion des emplois, des compétences et de leurs évolutions passe par des outils de pilotage et d’évaluation de nos politiques. Nous pensons que nous devons entamer ce type de réflexion. Nous pensons qu’il faut donner à notre service du personnel les moyens de gérer le présent et de prendre en compte l’avenir.

 

 

Je souhaite revenir sur la question des mutualisations. L’article 67 de la loi du 16 décembre 2010 instaure pour les EPCI l’obligation de réaliser un schéma de mutualisation avec les communes membres dans l’année qui suit le renouvellement des conseils municipaux. Ce schéma doit donc être réalisé pour avril 2015 et inclure une étude sur l’impact prévisionnel de la mutualisation sur les dépenses de fonctionnement. Des services communs sont d’ors et déjà en place dans l’agglomération. Le service commun de l’énergie, le service commun de la propreté urbaine méritent que nous étudiions attentivement les bénéfices que pourraient en retirer notre commune à la fois pour nos  dépenses mais aussi sur la qualité du service rendu aux habitants. Dans ce domaine (les mutualisations) nous pensons qu’il nous faut être pragmatique dans la recherche du meilleur service possible. Les mutualisations ne sont pas une solution à tous nos problèmes mais un outil à appréhender sans timidité.

Sur le chapitre de la dette et de l‘emprunt je tiens à souligner les efforts accomplis et la part prise par le service financier de la ville. Cette maitrise d’un secteur qui a mis nombre de collectivités en difficulté est indispensable. Saluons le travail accompli et en cours. La création d’un fonds de soutien sur les emprunts toxiques, reconnaissance par l’état des dégâts infligés aux finances des collectivités par des pratiques commerciales condamnables pourrait apporter à notre ville un soutien précieux. Pour les collectivités comme pour l’état, dans le domaine de la dette, la maitrise et la vigilance sont à l’ordre du jour.

Comme tous dans cette assemblée  nous souhaiterions  que la partie consacrée aux dépenses d’investissement soit plus fournie. Notre capacité à investir au profit d’équipements permettant d’optimiser les couts est une question cruciale : l’isolation des bâtiments, la construction d’une cuisine centrale plus économe en dépenses de fonctionnement en sont des exemples. Ces dépenses seraient également le gage d’un service aux habitants de meilleure qualité. Elles seraient également un levier conséquent de la mobilisation pour l’emploi.

Les élus de notre groupe ne sont pas des gens résignés. Quand l’engagement dans la vie politique est si décrié ils ont fait le choix de se confronter aux responsabilités publiques. C’est bien là le signe qu’il n’y a pas de notre part ni acceptation ni passivité. Nous voulons nous emparer des difficultés de notre territoire sans tourner le dos au réel et cela au service de nos concitoyens.

 

 

Le programme de notre liste " Ensemble construisons l'avenir" commence à arriver dans les boites de Saint Pierre.

 

Nombreux sont les éléments où notre contribution a été importante et que nous attacherons à faire vivre au cours du prochain mandat, j'y reviendrait.

 

En attendant vous pouvez consulter, sous ce texte , ce contrat pour les années à venir.

 

Bonne lecture et à très bientot.

 

Programme SPDC.pdf
Document Adobe Acrobat [4.3 MB]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 janvier 2014

Municipales à Saint Pierre : calculs

 

Les  candidatures sur une liste de gauche doivent être réparties entre les formations  en proportion de leurs résultats cumulés aux différents scrutins depuis 2008 

 

  • En incluant tous les scrutins : cantonales, régionales, européennes législatives et présidentielles.

Ce que nous proposons pour une répartition équitable :

 

 

PC

PS

Nombre de voix

9 315

7 861

%

54,2%

45,8%

Répartition des candidats

18

15

 

  • Sans les présidentielles, ce que propose le PCF:

 

PC

PS

Nombre de voix

7406

4995

%

59,7%

40,3%

Répartition des candidats

20

13

 

A vous de juger !

 

 

 

 

 

27 janvier 2014

 

Municipales à Saint Pierre : les bons comptes font les bons amis ?


Les socialistes de Saint-Pierre-des-Corps ont engagé une démarche pour aller vers un accord permettant de constituer une liste de rassemblement de la gauche emmenée par Marie-France Beaufils. Pour qu’un accord puisse être conclu, deux conditions doivent être remplies : dire ce que l’on veut faire et ensuite  décider de la répartition des responsabilités.

 

Nous devons nous mettre d’accord sur ce que nous mettrons en œuvre dans le prochain mandat et pour cela nous avons fait des propositions :

  • Création d’emplois d’avenir pour mener le combat contre le chômage.
  • Création de conseils de quartiers, mise sur pied d’un conseil des jeunes organisation régulière de consultations citoyennes.
  • Engagement d’un plan de rénovation de nos écoles, renforcement de l’encadrement des écoles maternelles.
  • ·Réalisation d’un plan de mise à niveau des voieries municipales, développement des circulations douces.
  • Implication dans les nouveaux services de l’agglomération (énergie, propreté…) et développement des mutualisations, pour un meilleur service des habitants de notre commune.

 

Ce sont quelques-unes des 60 propositions que nous avons remises au parti communiste. Nous n’avons à ce jour reçu aucune réponse, ni aucune autre proposition en retour.

 

Or, c’est sur la base d’une entente sur les objectifs pour notre commune que nous pourrons construire un partage des responsabilités.

Pour déterminer la composition de la liste des candidats aux municipales, nous devons prendre en compte l’ensemble des résultats électoraux à Saint-Pierre-des-Corps depuis 2008. Or, le parti communiste ne souhaite pas inclure les résultats des élections présidentielles qui lui ont été défavorables ; en revanche les communistes entendent garder ceux des européennes qui leur ont été plus favorables… Ce n’est pas équitable ! C’est une méthode qui fausse la réalité du suffrage universel.

 

Selon la méthode de calcul du parti communiste, le nombre de candidats portés par le parti socialiste serait de 13 sur 33, alors qu’au regard de la totalité des résultats des scrutins depuis 2008, il devrait être de 15.

 

Pour que chacun en juge, l’ensemble des chiffres est à la disposition de tous sur notre site http://www.spdc2014.com/  (à partir du lundi 27 janvier dans la soirée)

 

Le vendredi 24 janvier, nos interlocuteurs voulaient nous imposer un accord sur cette base inacceptable et sans avoir convenu du programme. Voila pourquoi, dans l’impossibilité de nouer un dialogue constructif, nous avons interrompu les négociations.

 

Nous devons d’abord nous entendre sur ce que nous voulons faire ensemble, puis répartir les responsabilités. Le respect de ces deux points est indispensable. Nous voulons le rassemblement dès le premier tour mais il ne peut se faire que dans la clarté des engagements pour notre ville, le respect intégral du suffrage électoral.Si ces bases sont enfin partagées nous pourrons aboutir à un accord.

25 janvier

 

 

Municipales, méthode et responsabilités : ça coince

 

 

Nous avons depuis la fin du mois de décembre entamé une démarche avec le parti communiste en vue de constituer une liste commune à Saint-Pierre des corps.

 

Par le passé, les négociations entre nos deux partis suivaient une méthode qui consistait à poser le principe d’un accord, puis à discuter de la répartition des sièges et enfin seulement à mettre en place un programme. Cette façon de faire est obsolète. Nous pensons que nous devons d’abord débattre des orientations que nous souhaitons prendre pour notre ville. C’est seulement une fois que l’on est d’accord sur ces axes que l’on peut définir ce que sera le partage des responsabilités. L’accord peut ensuite être conclu sur ces deux bases : ce que nous voulons faire ensemble et qui va le faire. C’est un raisonnement simple et clair.

 

Nous avons pour cela formulé des propositions pour notre ville que nous voulons placer au centre de nos échanges. Nous les avons communiqué à nos partenaires, nous attendons toujours la réciproque.

 

Lors de notre rencontre du vendredi 24 janvier nos interlocuteurs ont souhaité encore une fois, repousser l’examen des éléments d’un projet communal. Ils ont préféré entamer un dialogue sur la répartition des responsabilités. Les propositions du parti communiste amèneraient à faire reculer la représentation de notre parti au sein du conseil municipal en minorant les résultats des scrutins de 2012.

 

La méthode qui consiste à vouloir boucler un accord sans discuter des orientations n’est pas bonne. Vouloir raboter la représentation de notre famille politique n’est pas acceptable.

 

 

 

 

 

 

 

20 janvier 2014

 


Accord à Saint-Pierre ? Nuance…

 

La dépêche de la Nouvelle République annonçant : « Saint-Pierre-des-Corps : le PS et le PCF ensemble aux municipales » appelle à être nuancée. Où en sommes-nous exactement ?

A ce jour rien n’a été signé en commun si ce n’est une déclaration disant que nous entamions une démarche de rassemblement derrière Marie-France Beaufils.

La signature d’un accord sera tributaire d’un part des grandes orientations programmatiques pour Saint Pierre et Tours Plus, et de l’autre d’un partage équilibré des responsabilités. 

Nous sommes donc dans une démarche de rassemblement, nous n’en sommes pas à sa conclusion.  Voila ci-dessous le texte intégral du communiqué.

Depuis 1971, les Corpopétrussiennes et Corpopétrussiens ont manifesté avec constance leur attachement à la diversité de la gauche et à son rassemblement aux élections municipales. Dans cette continuité les sections du PCF et du PS ont entamé une démarche pour rassembler les forces de gauche et proposent MFB pour conduire cette liste.

 Nombreux sont les habitants de notre commune qui souffrent de la crise et de ses conséquences (hausse du chômage, impôts mal répartis, pouvoir d'achat affaibli,...). Ils doivent trouver la solidarité indispensable auprès des services publics de notre ville, lieu privilégié pour une démocratie de proximité. Nombreuses sont les familles qui chaque année font le choix de venir habiter à St Pierre des Corps pour la qualité de la vie et ses services publics. Nous souhaitons persévérer dans cette voie par le maintien, le développement de ces services publics et leur adaptation pour répondre au mieux aux attentes de la population.

  Les dotations d'État et de la Communauté d'agglomération, la réforme fiscale sont des sujets sur lesquels nos partis demandent des évolutions permettant à notre collectivité d’exercer sa responsabilité de manière convenable. Nos deux partis s'engagent à agir en concertation avec les habitants dans ce sens.

 Les mutualisations maitrisées, les nouveaux champs de compétence ouverts par Tours Plus seront autant d’outils que la majorité étudiera en veillantattentivement à l’intérêt de notre commune, dans l'optique d'améliorer le quotidien de nos concitoyens.

 C'est au travers des actions municipales que nos partis feront vivre un projet politique fidèle aux valeurs de la gauche.

 

 

 

Un nouveau contrat pour Saint Pierre


En se retournant sur le mandat municipal qui vient de s’écouler je retrace une trajectoire qui m’a mené de l’enthousiasme au doute. J’ai entamé en 2008 ce parcours d’élu avec envie et enthousiasme. S’engager politiquement passe par la mise en œuvre de mes convictions, l’épreuve du réel étant notre juge de paix. A l’entame de ce mandat j’entendais bien les déceptions et les frustrations de mes camarades plus anciens élus mais l’envie de faire était plus forte. Il a bien fallu se rendre à l’évidence, l’habitude et les certitudes mettent des freins difficiles à lever. Un bilan de mi-mandat partagé avec tous les élus de la majorité nous aurait sans doute permis quelques mises au point. Ce temps nécessaire s’est limité à une conférence de presse à laquelle les élus socialistes n’étaient pas conviés. Partager les responsabilités sera une des clés pour la conclusion d’un nouveau contrat.

 

Ce nouveau contrat municipal c’est en premier lieu avec la population que nous voulons en débattre. Nous allons, au porte à porte, sur les marchés, sur internet nous allons  soumettre à la population de Saint Pierre un questionnaire. La création d’emplois d ‘avenir, le renforcement de l’encadrement des classes maternelles, la création de conseils de quartier et d’un conseil des jeunes, les déplacements dans notre ville, la ville de demain…voila quelques uns des sujets sur lesquels nous souhaitons discuter et recueillir les avis de nos concitoyens. C’est sur cette base, nos propositions et la consultation des habitants, que nous souhaitons proposer un nouveau contrat municipal.

 

Ce projet doit ensuite être mis au débat avec les forces de gauche, de l’écologie politique. Je souhaite que nous puissions faire émerger de ces discussions des objectifs partagés aboutissant à un contrat de mandature. Sur cette base nous souhaitons que les responsabilités soient partagées : un partage clair, sans domaine réservé. Ce dernier point serait l’indice d’une réelle volonté de fonder un projet commun, qui à l’illusion d’un accord de façade préfère l’ancrage dans la réalité.

 

Pour partager ces projets politiques rendez-vous sur www.spdc2014.com

 

Comme d’habitude ?


Il y a de vieilles chansons qui nous accompagnaient au fil des années et qui peu à peu perdent de leur charme. La mélodie nous berçait, les paroles résonnaient dans notre cœur, la partager s’accompagnait de regards complices. Et puis peu à peu  la chanson devient rengaine et  la répétition entraine le dégout. Et au bout de la nausée s’installe l’ennui …mortel.

 

Il en est de même pour la vie politique. Au fil des années l’état s’installe dans le discours comme le coupable universel, celui qui fait que l’on nous serine que tout effort d’innovation est vain et que le terme  adaptation devient  un gros mot.

 

Au fil des mois on ne peut plus évoquer Tours Plus sans que la méfiance soit au rendez vous. Mettre en commun ? Mutualiser ? Elargir les compétences ? Aussitôt plane le soupçon, comme si depuis Tours l’œil de Soron balayait la terre du milieu que serait l’agglomération.

 

Nous ne pourrons envisager l’avenir sans faire l’effort de secouer ces vieilles habitudes. Certes rien ne sera facile et il faudra que l’agglomération soit plus une communauté de projet qu’une commodité pour soulager des budgets municipaux qui doivent supporte bien des efforts. Mais  personne n’y perdra son âme et tous y trouverons l’oxygène nécessaire à l’avenir.

 

Alors rangeons les vieilles scies dans nos mémoires pour espérer un jour de nouveau les écouter avec tendresse et ouvrons des pages vierges pour écrire de nouvelles partitions.

 

 

 

Prendre le temps du
discernement

 





Le projet de loi de finance estun acte fondamental de la vie politique. En présentant ses orientations budgétaires le gouvernement dit ce qu’il va dépenser et comment il va lefinancer. Il fixe le cadre de l’action publique pour l’année 2014 et le présente à l’ensemble des français, avant de le soumettre au feu du débat parlementaire.

 

On discutera surement de ces choix. Certains, beaucoup je l’espère, le feront avec honnêteté intellectuelle,en considérant que les intentions sont là et que l’effort consenti demande du temps pour que les effets attendus s’inscrivent dans le quotidien. Cela ne vaut pas forcement adhésion pleine aux choix qui sont faits, en démocratie tout débat est respectable. La discussion ira bon train dans notre parti, cela est souhaitable car c’est son rôle que de servir de cadre à la réflexion politique et à la confrontation des idées.

 

A gauche les critiques ne manqueront pas. Elles sont pour moi entendables car découlant de choix fondamentaux différents. Nul ne doute que le Front de Gauche ne mène ce débat, mais en parallèle il est essentiel que les socialistes défendent leur choix, sans esprit de polémique mais sans renoncer à ce qui fait notre identité politique. D’autres, peu j’ose l’espérer, sacrifieront à l’impératif de l’immédiat, du commentaire assassin, du coup de rapière médiatisé. Ils seront légion à droite ou l’on cherche en vain des adversaires qui ne cèdent pas à la facilité quand ce n’est pas à l’injure et à la violence verbale. Ils seront quelques-uns à suivre cette pente au sein de la gauche traditionaliste. La diversité des convictions et des discours à gauche est une réalité historique et sa conséquence naturelle est le débat public. Mais personne ne peut remettre en cause la volonté des socialistes de redresser la situation de notre pays au profit de celles et ceux qui sont le plus touchés
par l’âpreté de l’époque.

 

Education, logement, sécurité, justice, culture…le cap est maintenu et j’aurai l’occasion d’y revenir dans les jours prochains. En préambule je forme le vœu que ce temps de débat ne soit pas
celui de l’invective mais celui du discernement.

Laïcité et égalité
filles garçons : un combat républicain



Je suis convaincu qu’une évolution profonde et durable de notre société passe par l’évolution des
représentations de chacun. Il y faudra du temps, de la persévérance et de la cohérence mais rien de durable ne pourra se bâtir sans cela. La chartre de la laïcité est un des outils qui peut permettre de mettre en œuvre cette transformation.

 

Entre autres principes je relève celui énoncé à l’article 9 qui « garantit l’égalité entre les filles et les garçons » Les luttes féministes et les avancées législatives qu’elles ont imposés ont pu faire croire que l’égalité homme-femmes était une chose acquise. Ors je m’aperçois que les mentalités, et cela dès l’école primaire, sont loin de l’idéal égalitaire que les républicains doivent porter. Les propos sexistes sont légions et les comportements agressifs de certains garçons à l'égard des filles relativement fréquents.

 

Écoutant hier l’émission « rue des écoles »  j’ai noté les propos d’un enseignant évoquant sa crainte de se heurter aux opinions sexistes de nombre de garçons. Ors un des objets de l’éducation n’est-il pas de faire évoluer les représentations des individus ? Etre pédagogue ce n’est pas seulement délivrer des connaissances, c’est aussi avoir l’ambition de faire des individus qui nous sont confiés des citoyens s’appropriant les termes de la devise républicaine. En l’occurrence l’égalité et en particulier celle entre les femmes et les hommes.

 

Les collectivités ont également leur part à prendre dans ce combat. Au début du mandat municipal qui s’achève les élus avait eu communication d’un rapport diagnostic sur la jeunesse à Saint Pierre des Corps. Parmi d’autre constats on notait la fracture entre filles et garçons .Ces derniers n’hésitant pas, pour certains, à revendiquer la création de lieux d’activités dédiées aux filles. Dans les faits on notait que les adolescentes préféraient déserter les lieux consacrés à la jeunesse de notre commune.

 

La politique en direction de la jeunesse d’une collectivité comme la nôtre doit réaffirmé que l’égalité entre les sexes est incontournable. Des associations s’en sont emparées et mériteraient de recevoir notre soutien. Je pense, par exemple, au club de basket de notre commune qui a fait de l’accès à la pratique sportive des filles de nos quartiers un axe de son action. J’ajoute qu’au-delà de la pratique
sportive en elle-même les dirigeants encouragent fortement les jeunes filles à prendre des responsabilités dans la vie de club. Ce sont des actions de ce genre qui permettent aux représentations des garçons d’évoluer et aux filles de s’affirmer.

 

La chartre de la laïcité c’est, comme l’affirme également l’article 9 l’acquisition par tous d’ « une culture du respect et la compréhension de l’autre ». Cette charte est un outil, un point d’appui pour une transformation des mentalités. A nous, individus et collectivité, de nous en emparer.

 

 

Nouveau canton : la tentation de la duperie

 

En 2015 les élections  cantonales se transformeront en élections départementales. Les électeurs auront à désigner un tandem homme-femme dans des cantons remodelés. Celui de Saint Pierre des Corps n’en formera plus qu’un avec  celui de Saint Avertin.

 

L’égalité homme femme dans les fonctions élective fera là des progrès décisifs. Mais si l’on y pense un peu l’oreille on peut craindre que la tentation de conclure des marchés de dupes soit forte.

 

Je m’explique. Rien ne dit que la composition des tickets doivent être monocolore, on pourrait y associer des candidats de différentes formations politiques. Si ces associations découlaient d’un accord sans ombres sur la politique de redressement de François Hollande ou bien sur la nécessité de battre des candidats de droite, je défendrai ces ententes.

Pour autant doit-on priver les électeurs du choix entre les différentes composantes de la gauche ? A Saint Pierre des Corps, lors du scrutin cantonal de 2008, 20% des citoyens avait donné leur suffrage au candidat présenté par le PS. Le rassemblement s’était fait au deuxième tour et avait contribué à la victoire de la gauche en Touraine. Depuis, notamment aux élections législatives, le nombre d’électeurs se regroupant sur nos représentants a progressé.  Ors beaucoup pensent qu’un  accord permettrait de geler le siège de la conseillère sortante. Tout cela au nom de la parité et du rassemblement à gauche.

 

Ce sont souvent les mêmes qui rêvent du renouvellement d’une liste commune PS/PCF dès le premier tour des municipales. Un verrouillage des deux scrutins serait lourd de conséquences. On dénierait aux électeurs de Saint Pierre le droit de choisir au premier tour. On dénierait aux socialistes de Saint Pierre le droit de défendre leurs projets politiques.

Un accord doit se fonder sur des choix politiques, nationaux et locaux. Il ne se résumer à un arrangement de casting en permettant d’autres.

 

Depuis des décennies les socialistes de Saint Pierre servent de lest pour les accords à gauche. Si ce marché de dupes se concluait ils se verraient confortés dans ce sentiment. Ils sont comme les sacs de sables d’une montgolfière : ils sont utiles quand il faut la maintenir au sol, mais on les largue sans remord quand il faut entamer le voyage.

 

 

Saint Pierre : la rentrée du renouveau ?

Mardi matin, les enfants de Saint Pierre de corps ont repris le chemin de l’école. Cette rentrée apporte son lot de bonnes nouvelles, nous n’y étions plus habitués.

C’est d’abord l’ouverture d’une classe à l’école Viala Stalingrad, les effectifs montaient en pression, le directeur académique a été sensible à notre appel  en actant l’attribution de ce poste.

·         Un Emploi de Vie Scolaire  (aide à la gestion administrative) pour chaque école en zone prioritaire

·         Maintien des maitres surnuméraires (dispositif plus de maitres que de classe)

·         Ouverture d’un poste d’assistant d’éducation compétent en « français langue étrangère » pour l’accueil des enfants étrangers nouvellement arrivés en France.

 

L’ouverture d’un demi-poste a été proposée en maternelle. Il devait être affecté à une classe passerelle, permettant le passage en douceur des touts petits vers la maternelle. Sur le dispositif envisagé l’enseignante serait intervenue le matin passant le relais l’après-midi à une éducatrice jeunes enfants. Nous souhaiterions plutôt aller vers un dispositif ou l’équipe passerelle ne serait pas affectée à une classe mais plutôt intervenant sur l’ensemble des écoles maternelles. Je souhaite que le travail continue pour faire murir ce projet ?

 

On ne peut donc dire que l’Etat ne répond  pas aux besoins exprimés. Il reste beaucoup à faire mais l’hémorragie est stoppée et l’effort, particulièrement en faveur des quartiers défavorisés est entamé. Cette année sera celle du retour de la formation des enseignants, de la sortie de la précarité des assistants auprès des enfants handicapés (l’école Marceau accueille une CLIS scolarisant des enfants handicapés intellectuels, de l’effort en faveur du numérique. Cette année verra l’ouverture du chantier, crucial à Saint Pierre, de l’éducation prioritaire. Collège, programmes, rénovation du métier d’enseignant… les fronts seront multiples dans la lutte contre l’échec et pour la réussite. La volonté politique devra être forte devant les conservatismes de tout bord.

 

Le chantier des rythmes scolaire se poursuit, nous avons eu une séance de travail avec le maire à la fin du mois de juillet. Brièvement les décisions qui en ressortent :

 

·         Nous occuperons les temps libérés avec des plages de 2X 1h30 pour les primaires. Chaque classe aura dans la semaine une plage de 13h30 à 15h et une deuxième de 15h à 16h30. Cela a au moins deux avantages :

 

1 – Nous pourrons proposer des activités plus consistantes.

2 – Nous donnerons aux personnels affectés des horaires plus importants.

·         Pour les maternelles nous proposerons 4 plages hebdomadaires de 45mn. De cette façon nous nous adapterons à leur capacité d’attention plus réduite et à leur besoin de repos en début d’après midi.

·         Concernant le choix de la demi-journée une consultation est lancée pour la fin du mois. Les familles, les ATSEM et les enseignants exprimeront leur préférence entre le samedi et le mercredi. Sur ce sujet vous pouvez consulter l’article de François Testut en cliquant ici

 

 

Sur le plan communal il nous reste beaucoup à faire. Je souhaite que nous remettions au travail la question du nombre des ATSEM affectées aux écoles maternelles, nous devons combler les manques les plus urgents et réviser notre politique d’attribution des postes. De gros efforts ont été consentis avec la rénovation de l’école Marceau, nous devons nous attaquer à d’autres chantiers qui ne peuvent plus tarder. Les questions de l’hygiène a l’école sont importantes, nous devons entamer un effort d’éducation et d’équipement, j’aurai l’occasion d’y revenir dans des notes à venir.

 

Saint Pierre des Corps, Saint Denis


Matthieu Hanotin est député de Seine Saint Denis et membre du parti socialiste. Il emmènera une liste PS dès le premier tour aux élections municipales dans la ville de Saint Denis dont le maire sortant est membre du parti communiste.

 

La lecture de son interview dans « Le Parisien » (que vous pouvez lire ici) n’est pas sans écho avec la situation politique à Saint Pierre des corps. Pourquoi se présente-t-il ?

 

En premier lieu parce qu’il refuse le « on prend les mêmes et on recommence ». Non pas pour une question de casting mais bien plutôt pour sortir de l’inertie et engager dans l’avenir un territoire qui en a besoin.


Il s’engage car face à la gauche il n’y a pas de droite en mesure de l’emporter. Dès lors pourquoi refuser aux électeurs le pouvoir de choisir au premier tour ?


Il souhaite voir un rassemblement de gauche l’emporter dans une liste regroupant toutes les sensibilités, au-delà des partis. Qui peut nier qu’il est nécessaire d’élargir la base des citoyens qui souhaitent s’engager et sauter le pas en prenant des responsabilités ?


Il souhaite se battre pour sa ville, pour qu’elle soit un des moteurs de la métropole parisienne, pour que la municipalité se saisisse des problèmes du quotidien. Qui peut dire qu’ambitionner de peser dans une communauté d’agglo, dans une métropole ne soit pas légitime ? Les ambitions et les projets d’ampleur ne doivent pas pour autant rejeter dans l’ombre les questions du quotidien : voirie, tranquillité, emploi, éducation… il faut aussi avoir cette ambition du quotidien, celle de répondre aux besoins des habitants.


Je suis convaincu que l’acte de candidature de Mathieu Hanotin nourrira nos réflexions avant de faire un choix. Tout comme lui je pense que repartir sans rien changer serait céder à une routine qui ne ferai qu’encore creuser le fossé entre les citoyens et la politique : « à quoi bon puisque tout est déjà joué ? »

 

 

 

Architecture et urbanisme : pas de frilosité !

 

Le projet architectural du futur pôle médical de l’avenue de Grammont a déclenché au milieu du mois d’aout une polémique que je trouve affligeante. Certains y voient l’affrontement du béton soviétique contre le tuffeau sinistré. On peut essayer de me dire qu’il s’agit d’une expression de la modération tourangelle qui voudrait garder en toute chose une mesure de bon aloi. J’y vois plutôt, en l’espèce, une timidité qui confine à la frilosité. Etre, comme l’a dit un lecteur de la NR, «condamnés, pour les siècles à venir, à construire en tuffeau » nous cantonnerait dans le camp des agglomérations de seconde zone qui n’oseraient pas innover et qu’une prudence excessive ferait glisser insensiblement vers l’enlisement. De plus je constate que les jugements hâtifs émis ne sont qu’ « esthétiques » et terriblement conservateurs. On oublie trop vite qu’il est aussi question d’implanter là une offre de soins en direction de la population. Juger d’un bâtiment c’est aussi prendre en compte sa destination.

 

Pourquoi ne donner la parole qu’aux défenseurs étriqués du bon gout. Pourquoi ne pas interroger les architectes et les laisser défendre leur projet ? J’ai eu l’occasion de travailler avec Jean-Charles Lidell et Victor Viot pour la rénovation de la fédération du parti socialiste. Ils ont mené ce projet dans un grand respect de nos demandes et avec une grande efficacité. Pour vous rendre compte de la qualité de leurs travaux consultez donc ici leur site, vous pourrez mieux prendre la mesure de leurs projets.

 

Voila qu’aujourd’hui le sujet architectural roule de nouveau avec la relance du concours pour l’aménagement de l’ilot Vinci à proximité de la gare de Tours. On se souvient de la polémique autour du projet de tour présenté par Alain Gourdon. Le simple mot de tour semble déclencher de quasi procès en sorcellerie, tant beaucoup y voient le mal absolu. Pour ma part je souhaite que de ce concours sorte un projet créatif, innovant qui porte au loin l’image d’une agglomération conquérante.

 

Je souhaite qu’elle soit un des bastions de la reconquête de l’emploi pour tous, et d’une croissance retrouvée et partagée. La frilosité des projets urbains n’irait pas dans ce sens, plus que jamais l’avenir naitra de l’audace.

 

 

Culture et agglo: les trois coups ?

 

Le départ de Gilles Bouillon à fait, pour une bonne part, l’actualité culturelle du début de l’été en Touraine. Abonné du centre dramatique régional pendant quelques années, j’ai eu un plaisir qui ne s‘est jamais démenti à fréquenter le nouvel Olympia. De Shakespeare à Lagarce, l’intérêt des programmations n’a jamais faibli et mon appétit pour les spectacles proposés a toujours été aiguisé. Toutefois Gilles Bouillon occupe cette direction depuis 7 mandats, il est arrivé de Bourges, Jean Royer était encore maire. Ce dernier exercice devait être le dernier, ce que lui avait signifié le ministère lors de sa signature. Peut-on regretter qu’une occasion soit donnée d’impulser un nouvel élan à notre beau théâtre tourangeau et, qui sait, de lui permettre d’accéder au statut de scène nationale ?

 

Ce qui me frappe dans la relation des faits, au-delà de la controverse sur le non renouvellement du mandat de Gilles Bouillon, c’est le silence sur le projet que doit porter le centre dramatique régional pour le prochain mandat. En élargissant le champ à d’autres activités on peut aussi se demander ce qu’est la politique culturelle de l’agglomération. Sans qu’il en soit fait un large écho, on sait qu’elle est avant tout une politique d’équipement. L’agglomération construit des salles de bon niveau technique mais ne porte pas une politique de programmation. Elle construit la boite mais ne s’occupe que peu ce qu’elle souhaite voir dedans.

 

On gagnerait pourtant à avoir plus d’ambition pour dimensionner notre agglomération au-delà de la région et de ses marches. Les villes, les métropoles qui occupent le devant de la scène en Europe ont des politiques culturelles fortes, audacieuses, affichées. J’ai visité cet été la ville de Rotterdam. Elle n’est pas qu’un port au dynamisme époustouflant. C’est aussi une place forte de la culture. Musiques, arts plastiques, scènes en tout genre, la vie culturelle est un des  éléments de l’attraction qu’exerce cette ville, mais aussi tant d’autres qui font l’Europe.

 

C’est peut être ce qui manque à la vie culturelle de notre agglomération : un souffle, une volonté de passer la rampe qui ferait qu’à l’autre bout de l’Europe on sache ce qu’il s’y passe et que l’on ait envie d’y venir. Chacune dans leur coin les communes de l’agglomération mènent des politiques culturelles qui parfois ont le souffle un peu court. Par exemple les arts de la rue trouvent des lieux d’accueils et d’expression disséminés. Ne gagnerait-on pas à concentrer les moyens pour l’organisation d’un événement majeur ?

 

Si le départ de Gilles Bouillon permettait d’ouvrir ce débat on pourrait y voir un premier pas. Pour le théâtre on en reparlera quand nous pourrons enfin connaitre les candidats et leurs projets. Un bon sujet de rentrée ?

 

 

Des mots lourds


En recevant des enfants pour qui les vacances sont réduites à la portion congrue Jean-Marc Ayrault leur a dit « vous êtes chez vous dans ce palais de la République » Le message est claire : quelque soit l’impact de la crise sur leur famille, tous les enfants sont ceux de la République. Et comme l’a affirmé François Hollande lors de la campagne de 2012 la jeunesse est une des priorités du quinquennat.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF, a déclaré « qu’il y avait une part de cynisme » dans cet événement. A l’entrée cynique mon dictionnaire dit : qui exprime sans ménagement des sentiments des opinions contraires à la morale reçue.  Je suis convaincu que le gouvernement met tout en œuvre pour établir les fondements solides d’une lutte à long terme et en profondeur contre les inégalités qui rongent notre société. On peut penser qu’il n’emploie pas les bon moyens pour le faire come le pense une partie de la gauche. Mais dire que Jean-Marc Ayrault poursuivent d’autres buts et par là même mettent à bas la morale est inacceptable.

 

Je ne pense pas que ces mots soit venus isolement au creux de l’été. D’autres les ont précédés : « Il est temps que le gouvernement s’intéresse plus au quotidien des habitants de notre pays » écrivait Marie-France Beaufils aux élus de Touraine le 4 juillet. Encore une fois on peut penser, et ce n’est pas mon cas, que les outils de la politique du gouvernement ne sont pas les bons. Mais on ne peut mettre en doute sa volonté de lutter pied à pied pour changer durablement le quotidien des français.

D’autres suivent comme ceux de Mélenchon qui n’en finit pas de solder ses comptes avec les socialistes qui parle « d’indécence » à propos de la réception des enfants encadrés par le secours populaire à Matignon.

 

L’essentiel est sans doute ce que déclare Malika Tabti, secrétaire nationale du Secours Populaire: « Peu importent les commentaires qui seront faits, ce qui compte, ce sont les enfants, le plaisir qu’ils y ont trouvé, les souvenirs qu’ils vont en garder : une journée magique, dont ils parleront sans doute à leurs propres enfants », et d’ajouter : « Cette invitation, à laquelle il était naturel que le SPF réponde, est une prise de conscience d’une certaine réalité en France : un enfant sur trois ne part pas en vacances. »

 

Quelques gouttes de plus

 

Après quelques mois de quasi absence c’est reparti, la petite goutte d’eau va de nouveau rouler jusqu’à vos écrans. Au fait pourquoi la petite goutte d’eau ?

 

Et si c’était celle qui va jusqu’aux ruisseaux, dont on dit qu’ils font les grandes rivières ? Je suis convaincu qu’il ne faut pas, maintenant moins que ne jamais, renoncer à agir. Ne laissons pas le monopole de la parole aux petites mains de la droite, ne laissons pas le monopole de la morale aux seuls procureurs de la gauche traditionnaliste.

 

Cela peut être aussi celle qui use les pierres les plus dures. Je crois plus au pouvoir obstiné de l’érosion qu’à celui aveugle de la tempête. Il lui faut du temps et une patience obstinée pour renverser les montagnes. Il nous en faut aussi, nous qui vivons le temps de l’immédiat et des vérités d’un jour.

 

Mais ce sont aussi celles qui font déborder le vase. Elles se bousculent en cette fin d’été au détour des propos des uns et des autres, j’y reviendrai dans les jours qui viennent.

 

Et puis il y a celle de Vigotsky. Ce psychologue russe de l’avant deuxième guerre mondiale expliquait que permettre à un enfant d’accroitre son vocabulaire c’était l’autoriser à complexifier sa pensée. Trop à gauche pour les américains il ne sera publié aux états unis qu’expurgé des aspects liant les apprentissages au milieu social. Trop attaché à l’individu il ne sera plus publié par les staliniens.   Il écrivait : « L’intelligence se reflète dans le mot comme le soleil dans une petite goutte d’eau »

 

Modestement, je m‘attacherai à refléter le monde tel que je le vois, avec mes doutes et mes espoirs, avec confiance et persévérance.

 

 

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